LES MEMBRES DE LA VOIE
Adressé respectueusement au Collège Central
Pour la Restauration de l'ʿAbodah Tehorah
Éphésiyim 2:20 · Yeshaʿeyah 58:12 · Yirmeyah 6:16 · Tsephanyah 3:9
Chers membres du Collège Central,
Nous vous adressons le présent document avec respect, sincérité et reconnaissance pour les efforts considérables accomplis au fil des années afin d'encourager la lecture des Écritures et de faire connaître le Créateur dans de nombreuses régions du monde.
Notre démarche n'est ni polémique ni concurrentielle. Nous ne cherchons ni à rivaliser avec votre œuvre, ni à établir une autorité parallèle, ni à susciter des divisions.
Notre unique désir est de contribuer à une réflexion fondée sur les Ketubim Qadoshim concernant l'œuvre de restauration annoncée par les Écritures elles-mêmes.
Depuis plusieurs années, nous avons entrepris un réexamen approfondi des fondements de l'adoration à la lumière des Ketubim Qadoshim, convaincus que toute restauration authentique doit être mesurée non par les traditions héritées, mais par le modèle originel établi par Yahawah et transmis par Yahushuʿaḥ ainsi que par les shilliaḥim.
Nous sommes conscients que votre compréhension actuelle attribue au « serviteur fidèle et avisé » un rôle particulier dans la distribution de la nourriture spirituelle. Toutefois, nous observons également que les Ketubim montrent constamment que Yahawah peut utiliser simultanément plusieurs serviteurs fidèles pour transmettre la vérité.
Mosheh fut utilisé. Mais Yahawah suscita également Yehoshouaʿ, Shmouʾel, Nathan, Eliyahou, Elishaʿ, Yeshaʿeyah, Yirmeyah, Yeḥezqel et de nombreux autres nabiyim. À l'époque du Mashiaḥ, Mattiyahu écrivit. Marqos écrivit. Louqas écrivit. Yaḥuānān écrivit. Šāʾūl écrivit. Képha écrivit. Yaʿaqob écrivit. Yehoudah écrivit. Chaque serviteur apporta sa contribution sous la direction de Yahawah.
Le témoignage de Louqas mérite une attention particulière :
« Puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements accomplis parmi nous, il m'a paru bon à moi aussi, après m'être soigneusement informé de tout depuis le début, d'en écrire un récit ordonné. »
📖 Louqas 1:1-3
Ce passage montre clairement que la transmission fidèle de la vérité n'a jamais été limitée à une seule plume ni à une seule voix.
De même, les Bereʾyim furent loués non parce qu'ils acceptaient un enseignement sans examen, mais parce qu'ils vérifiaient chaque jour les Ketubim afin de s'assurer de l'exactitude de ce qu'ils entendaient.
« Ils examinaient chaque jour les Ketubim pour voir si les choses étaient ainsi. »
📖 Maʿasei 17:11
Šāʾūl lui-même exhorta : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon. » (1 Thessalonikiyim 5:21) Et encore : « Ne dépassez pas ce qui est écrit. » (1 Qorintiyim 4:6)
C'est dans cet esprit que nous soumettons les observations qui suivent. Car la restauration n'est pas une création nouvelle. Elle n'est pas davantage une réforme. Elle est un retour — un retour aux anciens fondements, un retour aux anciens sentiers.
« Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines ; tu relèveras les fondements posés depuis des générations. On t'appellera réparateur des brèches, restaurateur des sentiers où l'on habite. »
📖 Yeshaʿeyah 58:12
« Tenez-vous sur les chemins, regardez, interrogez au sujet des anciens sentiers : où est le bon chemin ? Marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos néfèsh. »
📖 Yirmeyah 6:16
Avant d'examiner les différents éléments abordés dans le présent document, une question fondamentale mérite d'être posée :
L'objectif des serviteurs de Yahawah est-il de réformer ce qui existe ou de restaurer ce qui a été établi dès l'origine ?
Cette distinction est essentielle. Une réforme modifie, corrige ou adapte un système existant. Une restauration, quant à elle, cherche à rétablir un état antérieur considéré comme authentique. Or, lorsqu'on examine les Ketubim Qadoshim, on constate que le langage utilisé par Yahawah et par les shilliaḥim est celui de la restauration.
Le nabi Yeshaʿeyah annonce :
« Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines ; tu relèveras les fondements posés depuis des générations. On t'appellera réparateur des brèches, restaurateur des sentiers où l'on habite. »
📖 Yeshaʿeyah 58:12
Cette nevouah ne parle pas de la création d'un nouvel édifice. Elle parle de ruines anciennes, de fondements déjà posés, de sentiers anciens qui doivent être retrouvés. L'œuvre décrite ici est donc clairement une œuvre de restauration.
« Tenez-vous sur les chemins, regardez, interrogez au sujet des anciens sentiers : où est le bon chemin ? Marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos néfèsh. »
📖 Yirmeyah 6:16
Yahawah n'invite pas Son peuple à inventer un nouveau chemin. Il l'invite à rechercher les anciens sentiers. Parce que le bon chemin existe déjà. La question n'est donc pas de créer une nouvelle voie. La question est de retrouver celle qui a été abandonnée.
« Le shamayim doit le recevoir jusqu'aux temps du rétablissement de toutes choses dont Yahawah a parlé autrefois par la bouche de Ses saints nabi'im. »
📖 Maʿasei 3:21
Képha ne parle pas de création nouvelle. Il ne parle pas d'évolution. Il parle d'un retour à l'ordre voulu par Yahawah. Le but est de rétablir ce qui a été altéré, perdu ou obscurci au fil du temps.
« Vous avez été édifiés sur le fondement des shilliaḥim et des nabi'im, Yahushuʿaḥ Lui-même étant la pierre angulaire. »
📖 Éphésiyim 2:20
Un fondement n'est pas destiné à être remplacé. Lorsqu'un bâtiment présente des fissures, la solution consiste à revenir au fondement initial afin de restaurer ce qui a été endommagé. Le fondement a déjà été posé. La question est donc : Sommes-nous toujours pleinement alignés sur ce fondement ?
« Ils examinaient chaque jour les Ketubim pour voir si les choses étaient ainsi. »
📖 Maʿasei 17:11
Leur attitude n'était pas celle de la rébellion. Elle était celle d'un profond respect pour le Dabar Yah. La restauration commence toujours par cet examen sincère.
« Quant à toi, Daniy'ēl, tiens secrètes ces paroles et scelle le livre jusqu'au temps de la fin. Beaucoup le parcourront, et la connaissance augmentera. »
📖 Daniy'ēl 12:4
« Ceux qui ont de l'intelligence resplendiront avec éclat, et ceux qui en amènent beaucoup à la justice seront comme les étoiles, à tout jamais. »
📖 Daniy'ēl 12:3
Ces paroles n'annoncent pas l'apparition de nouvelles vérités. Elles annoncent qu'une compréhension plus claire de vérités déjà présentes dans les Ketubim deviendrait progressivement accessible à ceux qui recherchent sincèrement Yahawah.
Le livre n'est pas remplacé — il est ouvert. Le message n'est pas modifié — il est mieux compris. La lumière n'est pas nouvelle — elle éclaire davantage ce qui existait déjà.
Si la restauration consiste à revenir au modèle originel établi par Yahawah, quels sont les éléments fondamentaux qui constituaient l'identité, le langage, les pratiques et l'adoration des premiers serviteurs de Yahawah ? Parmi ceux-ci figurent notamment :
Parmi tous les éléments constitutifs de l'ʿAbodah, aucun n'occupe une place plus fondamentale que le Shem du Créateur Lui-même. Avant même l'existence d'Ysraʾel en tant que nation, avant l'établissement de la Torah au Sinaï, Yahawah avait déjà révélé Son Shem à Ses serviteurs.
« Voilà ce que tu diras aux enfants d'Ysraʾel : Yahawah, l'Èlohim de vos pères, m'a envoyé vers vous. C'est là Mon Shem pour des temps indéfinis, et c'est ainsi que l'on fera mention de Moi de génération en génération. »
📖 Shemôth 3:15
Yahawah ne présente pas Son Shem comme une simple désignation temporaire. Il le présente comme Son mémorial de génération en génération.
« Que Ton Shem soit mis à qodesh. »
📖 Mattiyahu 6:9
Comment mettre à qodesh un Shem qui serait considéré comme secondaire ou sans importance ? Mettre à qodesh le Shem suppose nécessairement sa connaissance, son respect et sa préservation.
« J'ai fait connaître Ton Shem aux hommes que Tu m'as donnés. »
📖 Yaḥuānān 17:6
« Je leur ai fait connaître Ton Shem et Je le ferai connaître. »
📖 Yaḥuānān 17:26
Yahushuʿaḥ ne vint pas effacer le Shem du Père. Il vint le faire connaître davantage.
La question n'est pas de savoir quelle forme est la plus connue. La question est de savoir quelle forme se rapproche le plus du Shem révélé dans les Ketubim Qadoshim.
Les chercheurs reconnaissent que le Tétragramme יהוה était déjà présent dans les manuscrits ibriques bien avant l'apparition de la forme « Jéhovah ». Cette forme est née lorsque les consonnes du Tétragramme furent combinées avec les voyelles du mot « Adonaï ». Même plusieurs ouvrages de référence des Témoins de Jéhovah reconnaissent que « Jéhovah » n'est probablement pas la prononciation utilisée dans l'Antiquité.
Les Ketubim attestent explicitement la forme abrégée Yah : « Yah est Son nom » (Tehillim 68:4), visible dans Hallelu-Yah et dans de nombreux noms ibriques : Yeshaʿeyah, Yirmeyah, Zekharyah, Ovadyah, Netanyah. Or, cette composante essentielle disparaît pratiquement dans la forme « Jéhovah ».
La note TMN sur Beré'shit 2:4 reconnaît que le Tétragramme est vocalisé Yehwah et le relie à la racine hébraïque hawah (« devenir »). La note sur Tehillim 68:4 déclare explicitement : « Yah constitue la première moitié du Tétragramme YHWH. »
Dès lors, si la première partie attestée du Shem est Yah, et si la racine reconnue est hawah, la forme la plus proche des éléments conservés dans les Ketubim ne devrait-elle pas préserver ces deux composantes ?
Ce rapprochement conduit naturellement à la forme :
Yahawah
Nous ne présentons pas cette réflexion comme une preuve définitive. Nous la soumettons simplement à l'examen.
Les Ketubim Qadoshim établissent un lien étroit entre le Père et le B'nei. Yahushuʿaḥ ne vint jamais agir indépendamment de Son Père. Il enseigna ce qu'Il avait reçu du Père. Il glorifia le Shem du Père.
« Père qadosh, veille sur eux à cause de Ton Shem que Tu M'as donné. »
📖 Yaḥuānān 17:11
Le Shem du B'nei n'est pas détaché du Shem du Père. Il en porte la marque. Cette idée apparaît également dans de nombreux noms ibriques où l'élément Yah est incorporé. Pourquoi serait-il absent du Shem du B'nei alors que celui-ci est précisément l'Envoyé suprême du Père ?
Dans cette perspective, la forme Yahushuʿaḥ cherche à préserver explicitement l'élément Yah associé au Shem du Père, tout en conservant le sens de délivrance attaché au nom du B'nei.
Comment les premiers serviteurs de Yahushuʿaḥ étaient-ils identifiés dans les Ketubim Qadoshim ? Les Ketubim les désignent principalement par une expression simple mais profondément significative :
« ...s'il trouvait quelques personnes appartenant à La Voie, hommes ou femmes, il les amène liés à Yaroushalayim. »
📖 Maʿasei 9:2
« certains s'endurcirent et refusèrent de croire, disant du mal de La Voie devant la foule. »
📖 Maʿasei 19:9
« Je reconnais que je sers l'Èlohim de nos pères selon La Voie qu'ils appellent une secte. »
📖 Maʿasei 24:14
« Félix, qui connaissait assez exactement les choses concernant La Voie... »
📖 Maʿasei 24:22
Ces cinq passages couvrent plusieurs années de l'histoire des premiers tal'midim. Or, dans chacun d'eux, la même désignation apparaît : ha'Derekh — La Voie. Cette appellation rappelle directement les paroles de Yahushuʿaḥ : « Je suis la Voie, la vérité et la vie. » (Yaḥuānān 14:6)
Les premiers tal'midim marchaient dans une voie — une manière de vivre, d'adorer, de penser et d'agir fondée sur les enseignements du Mashiaḥ.
Il est particulièrement significatif de constater que le Collège Central lui-même, dans son ouvrage de référence Perspicacité pour comprendre les Écritures, reconnaît explicitement la réalité historique de cette appellation :
« On disait de ceux qui étaient devenus disciples de Jésus Christ qu'ils étaient membres de "La Voie", c'est-à-dire qu'ils adhéraient à une voie, ou manière de vivre, axée sur la foi en Jésus Christ, en suivant son exemple. »
— Perspicacité pour comprendre les Écritures, article « Voie (La) » · Ac 9:2 ; 19:9, 23 ; 22:4 ; 24:22
Cette définition mérite une attention particulière. Elle reconnaît que :
Ainsi, la démarche de restauration que nous proposons ne s'appuie pas sur une interprétation nouvelle ou marginale. Elle repose sur une réalité historique reconnue par le Collège Central lui-même dans ses propres publications de référence.
La question qui se pose alors naturellement est la suivante : Si cette appellation est reconnue comme authentique et directement attestée dans les Ketubim, pourquoi n'occupe-t-elle pas aujourd'hui la place centrale qu'elle tenait parmi les premiers serviteurs de Yahushuʿaḥ ?
« Ce fut à Antiokheia que les tal'midim furent appelés pour la première fois mashiyḥim. »
📖 Maʿasei 11:26
Derrière la traduction « chrétien » se trouve l'idée de ceux du Mashiaḥ. Dans une démarche de restauration, si christos correspond à mashiaḥ, alors christianoi désigne naturellement les Mashiyḥim — ceux qui appartiennent au Mashiaḥ.
En hébreu, le pluriel masculin régulier se forme par la terminaison -im : tal'mid → tal'midim ; nabi → nabi'im ; shilliaḥ → shilliaḥim. Dans cette logique, le pluriel naturel de Mashiaḥ devient Mashiyḥim — ceux qui appartiennent au Mashiaḥ.
La note TMN sur Maʿasei 11:26 fournit d'ailleurs une information intéressante : la forme hébraïque meshiḥiyim y est mentionnée. Notre préférence pour Mashiyḥim vise à préserver plus directement le lien avec Mashiaḥ, en cohérence avec le vocabulaire des Ketubim.
Le terme hébreu tal'mid désigne bien davantage qu'un simple élève. Il décrit une personne qui apprend auprès d'un maître afin de marcher sur ses traces, d'adopter son mode de vie et de mettre son enseignement en pratique.
« Si vous demeurez dans mon Dabar, vous êtes vraiment mes tal'midim. »
📖 Yaḥuānān 8:31
« Vous serez mes témoins à Yaroushalayim, dans toute la Yehoudah, dans le Shomron et jusqu'aux extrémités de la terre. »
📖 Maʿasei 1:8
Les premiers tal'midim n'étaient donc pas appelés à rester passifs. Ils recevaient la responsabilité de rendre témoignage au Mashiaḥ, à faire connaître son enseignement et à annoncer la Besorah Tobah du Malkuwt de Yahawah.
Cette réalité apparaît également dans le livre de Hazon : « Le témoignage rendu à Yahushuʿaḥ est l'esprit de la nebu'ah. » (Hazon 19:10)
« Ton Dabar est une lampe pour mon pied et une lumière pour mon sentier. »
📖 Tehillim 119:105
« Ton Dabar est vérité. »
📖 Yaḥuānān 17:17
Les premiers membres de ha'Derekh persévéraient dans l'enseignement transmis par les shilliaḥim.
« Ils persévéraient dans l'enseignement des shilliaḥim, dans la participation commune, dans la fraction du pain et dans les téfilot. »
📖 Maʿasei 2:42
Šāʾūl formule un principe essentiel :
« Ne dépassez pas ce qui est écrit. »
📖 1 Qorintiyim 4:6
Ce principe établit une limite claire. Toute pratique ou toute tradition doit pouvoir être examinée à la lumière des Ketubim. La fidélité n'exige pas seulement de croire. Elle exige également de vérifier si ce qui est enseigné demeure conforme au Dabar Yah.
Yahushuʿaḥ, les nabi'im et les shilliaḥim
« Vous avez été édifiés sur le fondement des shilliaḥim et des nabi'im, Yahushuʿaḥ Lui-même étant la pierre angulaire. »
📖 Éphésiyim 2:20
Dans l'architecture antique, la pierre angulaire servait de référence à l'ensemble de la construction. Toute croyance, tout enseignement, toute pratique et toute structure doivent être évalués à la lumière du Mashiaḥ.
Le fondement est déjà complet. Le rôle des serviteurs fidèles n'est pas de le remplacer. Leur rôle consiste à préserver, transmettre et appliquer ce qui a déjà été donné.
« Ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des hommes fidèles qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres. »
📖 2 Timotheos 2:2
Le principe n'est pas la création nouvelle. Le principe est la transmission fidèle.
Shabbath et Rosh Ḥodesh
« Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue pour séparer le jour de la nuit ; qu'ils servent de signes, pour les temps fixés, pour les jours et pour les années. »
📖 Beré'shit 1:14
Le temps sacré n'est pas déterminé par des ordonnances humaines. Il est lié aux cycles que Yahawah a placés dans la création. Les luminaires furent établis afin de marquer les moʿedim — les temps fixés.
« Yahawah bénit le septième jour et le mit à qodesh. »
📖 Beré'shit 2:3
« Souviens-toi du jour du Shabbath pour le mettre à qodesh. »
📖 Shemôth 20:8
« Selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du Shabbath. »
📖 Louqas 4:16
« Selon sa coutume, Šāʾūl entra vers eux et, pendant trois Shabbath, il raisonna avec eux à partir des Ketubim. »
📖 Maʿasei 17:2
« De Rosh Ḥodesh en Rosh Ḥodesh et de Shabbath en Shabbath, toute chair viendra se prosterner devant Moi, dit Yahawah. »
📖 Yeshaʿeyah 66:23
Ce passage ne présente pas le Rosh Ḥodesh comme une ordonnance temporaire. Il le mentionne dans un contexte de restauration universelle où toute chair vient adorer Yahawah.
Les observations présentées dans ce document ne prétendent pas constituer une vérité nouvelle. Elles invitent simplement à un réexamen respectueux des fondements établis dans les Ketubim Qadoshim.
La restauration n'est pas une création nouvelle.
Elle n'est pas une réforme.
Elle est un retour.
Un retour au Shem révélé par Yahawah. Un retour au Mashiaḥ et à son enseignement. Un retour à ha'Derekh. Un retour aux Ketubim Qadoshim. Un retour aux fondements des nabi'im et des shilliaḥim. Un retour aux anciens sentiers.
« Interrogez au sujet des anciens sentiers : où est le bon chemin ? Marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos néfèsh. »
📖 Yirmeyah 6:16
Tout au long de son histoire, la qehilah a souvent expliqué que la compréhension des Écritures pouvait devenir plus précise avec le temps :
« Le sentier des justes est comme la lumière brillante qui va croissant jusqu'au plein jour. »
📖 Mishlé 4:18
Au fil des années, de nombreux ajustements ont été apportés à diverses compréhensions d'enseignement, à certaines interprétations de nevouah, à des questions de structure de qehilah. Ces changements ont généralement été présentés comme le résultat d'une compréhension plus exacte du Dabar Yah.
Nous reconnaissons volontiers que la volonté de corriger une erreur lorsqu'elle est identifiée constitue une démarche honorable. Cependant, cette même logique soulève une question importante : Si une lumière plus grande justifie un ajustement dans certains domaines, ne devrait-elle pas également conduire à un réexamen lorsque de nouvelles informations scripturaires mettent en évidence des éléments plus proches du modèle originel ?
« Qu'il n'y ait pas parmi vous beaucoup de melammedim, sachant que nous recevrons un jugement plus sévère. »
📖 Yaʿaqob 3:1
Cette exhortation rappelle que ceux qui instruisent le peuple de Yahawah ont le devoir constant de vérifier si ce qu'ils enseignent demeure pleinement conforme aux Ketubim Qadoshim.
C'est donc avec respect que nous invitons le Collège Central à examiner les éléments présentés dans ce document. Non dans un esprit de confrontation. Non dans un esprit de rivalité. Mais dans l'esprit même des Ketubim Qadoshim.
Car la question fondamentale n'est pas : « Que croyions-nous hier ? » Ni même : « Que croyons-nous aujourd'hui ? » La véritable question est :
« Qu'enseignent réellement les Ketubim Qadoshim ? »
Si la réponse à cette question conduit à des ajustements, alors ceux-ci ne doivent pas être considérés comme une faiblesse. Ils constituent au contraire l'expression d'une volonté sincère de se rapprocher toujours davantage du modèle établi par Yahawah.
Nous soumettons respectueusement cet addendum à votre examen, avec la conviction que toute restauration authentique commence par un retour humble aux fondements.
« Les tiens rebâtiront sur d'anciennes ruines ; tu relèveras les fondements posés depuis des générations. On t'appellera réparateur des brèches, restaurateur des sentiers où l'on habite. »
📖 Yeshaʿeyah 58:12
« Interrogez au sujet des anciens sentiers : où est le bon chemin ? Marchez-y, et vous trouverez du repos pour vos néfèsh. »
📖 Yirmeyah 6:16
Que Yahawah accorde à chacun de nous la sagesse, l'humilité et l'intelligence nécessaires
pour rechercher fidèlement les anciens sentiers et marcher dans la voie qu'Il a tracée.